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« La perfection est atteinte, non quand il n'y a plus rien à ajouter mais quand il n'y a plus rien à retrancher » 
Saint-Exupéry, Terre des hommes

 

Aujourd'hui, j'ai envie de te parler des bénéfices du minimalisme. Pour poser la question autrement:  qu'est ce qui m'attire là-dedans?

Il y a d'abord un aspect pratique: lorsque l'on possède moins, il y a moins de bazar et donc il est plus facile de ranger et de nettoyer. Ce temps que je ne passe plus à ranger ou à nettoyer, je le passe davantage avec mes enfants, mes amis, moi-même...

On a davantage conscience de ce que l'on possède et on en prend plus facilement soin. Le premier aspect est donc fonctionnel: on gagne en efficacité.

Second aspect:  l'esthétique. J'apprécie la beauté du vide, les objets, les espaces respirent davantage. L'objet prend vie. Le regard se repose.

Puis vient un élément plus psychologique: j'ai souvent eu l'occasion de vérifier la justesse de la maxime suivante: «Lorsque c'est le bazar à l'intérieur, range l'extérieur !»

Il y a quelque chose de thérapeutique dans le fait de mettre de l'ordre dans les choses, d'agencer le petit bout de planète dont nous avons la responsabilité, pour en faire un espace où il fait bon vivre. Le bazar m'oppresse. Y mettre de l'ordre me montre que je peux avoir le contrôle et m'aide à trouver la paix.

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De manière plus générale, l'excès de possessions, en plus d'encombrer nos intérieurs et notre mental, nous alourdit. Même les objets entassés à la cave pèsent inconsciemment sur nous. Déménager devient une servitude.

Posséder moins permet de se sentir plus libre, plus mobile, plus léger. 

Nous vivons dans un monde compliqué, nous mêmes sommes compliqués et nous aspirons à quelque chose de plus simple.

Et puis, ultimement, nous aurons tous à tout abandonner lors de notre dernier jour.

Apprendre à abandonner l'esprit d'attachement aux choses est un exercice, de clarté intérieure et de vraie liberté.