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« Molière est mort, Shakespeare est mort, et moi-même je ne me sens pas très bien. »
G.B. Shaw  

Après Jean d'Ormesson, Johnny Hallyday est mort hier. "Cette nouvelle, même rendue plausible par l’âge ou la maladie, est pourtant toujours brutale :c’est qu’elle nous remet sans détours devant l’évidence de notre condition, que nous voudrions oublier

Si même ces forces de vie qui semblaient ne jamais devoir quitter la scène, ont dû pourtant s’y résoudre, alors il ne fait aucun doute que nous devrons les suivre un jour.
 
Apprivoiser cette certitude, ce n’est pas renoncer à vivre, au contraire : c’est retrouver le sens de la valeur infinie de chaque vie ; retrouver notre attention aux vivants qui nous entourent, connus ou anonymes, et à ce monde intérieur qui fait l’homme « à chaque fois unique. » C’est parce que nos vies sont fragiles et que le temps nous est compté, que chaque instant présent est d’une importance essentielle. C’est en le redécouvrant que nous serons fidèles à tous ceux qui nous ont quittés."

C'est tout un apprentissage. Vivre avec cette conscience toujours présente de la mort qui vient, sans sombrer dans l'angoisse ni dans la tentation de l'anesthésie, de la fuite, de l'oubli.
Voilà un bel exercice d'équilibriste !