C'est un long billet. Un interminable billet pour être plus précise.

J'essaie depuis plusieurs semaines de le publier mais sa conclusion m'échappe.

Il y est question de désir et de séduction.

Sont-ils des obstacles sur la Voie ou une belle pulsation de vie, dénigrée par des grincheux amers?

Pour l'instant, je laisse ce billet en plan. Il paralyse mon clavier. Il me plombe. Du poids de mon ignorance. 

Pardonne, cher lecteur, mon écriture de plus en plus elliptique...

 

Aujourd'hui, je lui préfère une image. 

Ah, la magie des images qui donnent à voir en un instant ce que l'écriture cherche parfois, pesamment et en vain, à faire ressentir!

C'est une image qui fait écho en moi à ce film primé hier aux oscars, Twelve years a slave. (Film difficile mais nécessaire, porté par de merveilleux acteurs, dont mes préférés du moment, Benedict Cumberbatch et Michael Fassbender et bien sûr le héros, Chiwetel Ejiofor.)

Il s'agit d'une statue d'Archie Byron "Esclaves, tel père, tel fils" présentée dans le cadre de l'exposition L'art autodidacte venu de la maison du Blues, au Ogden Museum of Southern Art. (Nouvelle Orléans).

Archie ByronQue celui qui a un coeur de chair s'émeuve, puis qu'il réfléchisse à ce que cela montre de notre espèce.

A ce que cela montre de lui-même....